Tisme
Je me réveillai et j'entrouvris mes yeux. L'obscurité m'entourait encore. Le jour commençait à peine à se lever et, déjà en « pleine forme », je bondis de mon lit et me dirigeai « hâtivement » vers la « fenêtre ». Ce que j'y vis me laissa bouche bée ! Je l'ouvris doucement, les reflets de la lune dans les fines gouttelettes, déposées par la rosée sur la nature endormie, était fabuleux. Une petite brise légère effleura mon visage. Le silence résonnait dans ma tête comme une mélodie angélique. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, à regarder le spectacle de la nature qui se préparait pour une nouvelle journée. La chouette planait silencieusement en quête de nourriture,
Rien ne me préparait à la journée que j'allais passer ...
Le soleil commençait doucement à se lever et je refermai la fenêtre pour descendre vers la salle de bain. Après un long séjour à la salle de bain, je m'habillai et descendis préparer le petit déjeuner. Le café servi et sur la table, j'allai réveiller mon père qui, à son habitude, dormait à poings fermés. Plaçant la tasse de café tout près de lui, je lui dit : «Papa il est.. ». Après un rapide coup d'½il sur le réveil derrière lui, « il est 7 et quart ».Un grognement sourd remplit toute la chambre...
« Laisse moi... »*
« Il faut que tu te réveilles ! Tu as ta conférence aujourd'hui. »
D'un bond, il était sorti de son lit. Je l'esquivai de justesse, la tasse bouillante « entre les mains ».
« M****, oh...merci », il avait remarqué la tasse que je lui tendais. Il la pris et s'en alla « dans la direction » de la salle de bain. J'esquissai un petit sourire et descendit. Arrivé en bas, devant la porte d'entrée, je pris mon sac resté là où je l'avais laissé. « On avait » pas eu de devoirs et j'avais passé tout mon weekend au marché de Noël à la recherche de cadeaux. Quand je sortis de la maison il faisait encore très froid. Je serrai mon manteau contre moi et mis mon écharpe au tour du cou. L'école n'était pas très loin de la maison , je m'y rendais donc toujours à pied. Il n'y avait pas grand monde dans la rue, un monsieur en costume noir avec des lunettes, qui marchait sur le trottoir d'en face, un autre montait dans sa voiture, un garçon plus jeune que moi ,qui portait un cartable j'en déduisis qu'il se rendait aussi à mon école. Tout de se qu'il y a de plus « normal » un lundi matin de novembre. J'arrivai en vue de « mon école » ; un bâtiment assez imposant, fait de pierres brutes et percé de grandes fenêtres.
Elle ressemblait à un vieux château ,qu'on voit dans les films du moyen âge, et réflexion faite, aussi un peu au château du film « Harry Potter ». Je n'y avais pas pensé auparavant. Mais c'était derrière l'école que se trouvait l'endroit que j'aimais le plus : le parc. Un parc assez vaste avec une grande plaine parsemée d'arbres. Plus au fond, les arbres devenaient plus denses et formaient une petite forêt. J'adorais cet endroit sans pour autant savoir pourquoi.
Quand j'entrai dans le hall de l'école, il n'y avait encore personne. Je décidai d'aller chercher mes bouquins dans mon casier et de vérifier si je n'avais pas, par mégarde, oublié un devoir. « Ayant accompli cette tâche » , je m'installai à une des tables et sortis mon cours de math. On avait comme bien souvent un interro en math, une préparation ne pouvait que me faire du bien. Après le chapitre de trigonométrie, je refermai mon cours. Comme je n avais pas pris de petit déjeuner, je me rendis à la machine à café, j'introduisis mes pièce, mais quand j'appuyai sur le boutons, rien ne sortit. J'appuyai ,de nouveau.
« Eh m**** pourquoi ces foutues machines ne fonctionnent-elles jamais?!!! »
Résigné, j'allai me rasseoir « à la table » .
J'étais plongé dans un lecture imposé pour mon cours d'anglais en train de ruminer pourquoi l'école choisissait des livres aussi embêtant à lire; lorsque tout a coup, la porte du hall s'ouvrit. Le garçon de ce matin était la. Il avait à peu près ma taille bien qu'il soit visiblement plus jeune. Il balayât le hall du regard et ses yeux s'arrêtèrent sur moi. D'un pas assuré il se dirigea vers moi.
« Je peux t'aider ? » lui demandai-je.
« Oui je cherche le secrétariat de l'école . »
« Il n'est pas encore ouvert, c'est dans le bâtiment d'en face. Si tu veux je t'y conduis. On pourra toujours attendre là-bas. »
Le garçon, visiblement soulagé qu'il y ait quelqu'un qui veuille bien l'aider, s'assit un instant sur le banc en-face de moi pendant que je rangeais mes affaires dans mon sac.
« Je m'appelle Gabriel, je suis (encore) nouveau ici. », il me tendit la main.
« Zarraka, enchanté de faire ta connaissance », après « une poigne de main brève » (une brève poigne de main), j'empoignai mon cartable et me levai.
« Il vient d'où ton nom ? », le garçon était apparemment assez surpris, réaction a la quelle j'étais maintenant, du haut de mes 17 ans, très habitué.
« Ma mère a des origines indienne. », je n'aimais pas m'attarder sur ce sujet.
Le garçon acquiesça, et on se mit en route. Pendant le trajet, nous échangèrent quelques mots, moi sur ce qui serait dès à présent notre école lui sur les raisons de son changement.
Il venait de Limoges, une ville plus au sud de Rouen et avait déménagé à cause du boulot de son père qui avait reçu une nouvelle place ici, à Rouen. Arrivé devant la porte du secrétariat, je m'arrêtai.
«Voila, c'est ici, reste plus qu'a attendre», je m'assis par terre, Gabriel s'installa a coter de moi.
«Tu vas dans quelle classe ? », dit-il en «examinant» le livre d'anglais ,que je tenais toujours à la main.
« Oh, euh en rétho, dernière année quoi ». Cette question m'avait quelque peu surpris. Je n'étais pas encore tout a fait habitué au fait que j'étais déjà en dernière année.
« Et toi, tu rentres dans quelle classe ? »
« En avant dernière. »
Puis, s'installa un silence qui me parut durer une éternité.
J'essayai de temps à autre de construire une conversation posant des questions auxquelles il me répondit par monosyllabes. Après une demi-heure d'essais vains, « je lui dis que après » son passage au secrétariat, je pouvais lui présenter quelques élèves de sa classe. J'avais sympathisé avec la classe du dessous et je me dis « que comme sa il ne se retrouverait pas tout seul » . Suite à cette proposition, j'eus droit a un petit sourire de Gabriel qui n'était manifestement pas vraiment prêt à vouloir parler d'avantage.
Ayant définitivement renoncé, j'étais perdu dans mes pensées depuis un bon quart d'heure quand Gabriel se décida enfin.
« Sinon est-ce qu'il y a des jolies filles dans ma classe ? »
Je lui répondis avec un large sourire « A toi d'en juger. À vrai dire, je trouve qu'il y en a d'assez mignonnes. »
Personnellement, j'avais décidé d'arrêter de fréquenter les filles pour diverses raisons mais, la plus importante, c'était une « relations » qui c'était très mal terminée et je n'avais plus vraiment envie de courir le risque qu'on me blesse a nouveau.
« Et toi tu as une petite amie ? », décidément il était plus curieux que je ne le pensais.
C'est à ce moment là que le secrétaire fît son apparition. Il était grand et très maigre, portant des petites lunettes carrés. Je me redressai et Gabriel fît de même.
« Je te souhaite bonne chance alors, on se voit à la pause », avec un clin d'½il je me mis en route pour le préau qui étais, j'en étais sûr, bondé à cette heure-ci.
« Et puis non, je vais tout de suite devant ma classe. »
Je n'avais vraiment pas envie de traverser toute cette foule voir mes amis et repasser deux minutes plus tard. Je pris mon horaire que j'avais mis dans mon sac.
« Ah oui ! » je commençais avec français en première heure. C'était justement à l'étage du dessus. Avec tout ça je n'avais toujours pas pris de café. Après quelques marches je m'égarai dans mes pensées en repensant à un livre que j'avais lu pendant le weekend. Il n'y avait toujours personne devant la classe , je me demandai pourquoi mon professeur n'étais pas n'y était pas; habituellement il était toujours là une heure avant le début des cours. J'essayai de rentrer mais la porte était fermés à clefs. Alors je posai mon sac et commençai à déballer mon ipod qui étais, comme toujours, emmêler avec mes écouteurs. Une fois démêlés, je me penchai en arrière, contre la porte. Juste avant de mettre mes écouteurs, je basculai en arrière. La porte s'était ouverte ! Pourtant, j'étais sûr qu'elle était fermée a clefs. Je me redressai vite. Dans la classe, tout étais sombre à part la petite lampe bleue du projecteur qui flottais juste en dessous du plafond la classe était plonger dans l'obscurité. A tâtons je cherchai mon ipod que j'avais laisser tomber. Tout à coup, une lumière vive vînt agresser mes yeux. Je levai les bras pour me protéger de cette éclaire venu de nulle part. Quand je baissai les bras, je n'étais plus dans la classe. Devant moi se dressait une allée de cerisier en fleurs. Et juste devant moi, dans l'herbe, se trouvait mon ipod. Dans l'herbe ! Mais où est –ce que j'étais tombé ? Je ne comprenais pas .J'étais bien dans mon école ! Pourquoi est ce que je me retrouvais ici, dans une allée de cerisier en fleurs bordée de prairie de part et d'autre deux cotés?Complètement désemparé je virevolta dans tout les sens , me pinçant le bras pour m'assurer que je ne rêvais pas , la douleur vive vînt m'informer de la réalité de ce monde.